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Banque et biométrie : comment nous nous identifierons demain ?

Banque et biométrie : comment nous nous identifierons demain ?

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Se faire voler ses données personnelles, quelle galère ! Et notamment quand il s’agit de nos coordonnées de compte ou de carte bancaire. Problème, aujourd’hui les risques ne manquent pas. Eh oui, comme nous gérons de plus en plus nos comptes en ligne et comme nous achetons de plus en plus sur internet, nous nous identifions aussi plus souvent. Mais pas de panique, de nouvelles idées émergent pour sécuriser ces opérations. Et ça passe principalement par l’authentification biométrique… notre corps devenant ainsi notre identifiant et notre mot de passe. Etat des lieux des nouveaux systèmes d’identification.

Paiement biométrique

Talk to Pay, l’authentification vocale

Talk to Pay est un système développé par La Banque Postale – eh oui il n’y a pas que les fintechs qui innovent. Il permet de sécuriser les paiements en ligne. Concrètement, au moment de passer sa commande, on reçoit un coup de fil nous demandant de prononcer une phrase d’authentification. Une fois notre identité confirmée, Talk to Pay génère un cryptogramme à usage unique et remplit automatiquement le formulaire de paiement. Pratique et surtout plus sûr ! Car si on perd notre carte bancaire, personne ne pourra s’en servir pour acheter en ligne.

Quand pourrons-nous utiliser Talk to Pay ? C’est déjà le cas ! Après 5 ans de tests, La Banque Postale l’a lancé le 6 juin 2017. Tous les clients de la banque citoyenne – qui paieront ce service 10 € par an – peuvent utiliser Talk to Pay.

Biowatch, l’identification grâce à ses… veines

Lors du salon Viva Technology organisé du 15 au 17 juin 2017, les participants ont pu découvrir Biowatch. Cette start-up suisse montée en 2014 a créé un dispositif qui reproduit nos veines. Si ce dispositif est rajouté à une carte ou un bracelet par exemple, il pourrait remplacer notre carte bancaire. Un peu flippant vous ne trouvez pas ? Pourquoi aller si loin ? Est-ce plus sécurisé que Talk to Pay ?

Quand pourrons-nous utiliser Biowatch ? Pas avant 2018. Le module est pour le moment en test. D’ici 2018, l’entreprise va faire expérimenter 300 prototypes à des entreprises suisses. Mais ce qui est sûr, c’est que la technologie développée par Biowatch intéresse plusieurs banques françaises. L’entreprise travaillerait aujourd’hui avec BNP Paribas, le Crédit Agricole et la BRED.

banque du futur

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United Biometrics, l’authentification par empreintes digitales

Moins impressionnante qu’avec les veines, l’identification par empreinte digitale est beaucoup plus répandue. C’est d’ailleurs l’une des options les plus étudiées. Des géants comme MasterCard et sa CB dotée d’un capteur d’empreintes sont déjà sur le coup. Mais parlons ici de la technologie proposée par United Biometrics. Plus intéressante, car elle peut sécuriser les paiements en ligne et en magasin.

Cette start-up créée en 2014 à Orsay propose aux porteurs d’une carte bancaire de s’authentifier en posant son empreinte sur un smartphone ou une tablette. L’outil de United Biometrics est très flexible. La technologie peut aussi être adaptée pour s’authentifier avec la voix, le visage ou encore grâce à sa dynamique de frappe – c’est ce qu’on appelle la biométrie comportementale.

Quand pourrons-nous utiliser United Biometrics ? Ce n’est pas pour tout de suite. Mais les banques se montrent intéressées probablement parce que cette start-up a le soutien du géant IBM. Vous savez l’entreprise qui a développé Watson, l’intelligence artificielle qui assiste les conseillers bancaires.

CopSonic, les ultrasons au service de l’identification

Ici pas de biométrie. CopSonic – autre pépite rencontrée au salon Viva Technology – mise sur les ultrasons. Cette entreprise fondée en 2012 à Montauban permet à n’importe quel haut-parleur – celui de votre téléphone par exemple – d’envoyer un signal. Vous vous n’avez rien à faire !

Quel intérêt ? CopSonic fonctionne avec tous les smartphones et même s’ils sont en mode avion. Ce n’est pas le cas des puces NFC, la technologie qui vous permet notamment de payer avec votre mobile. L’outil de CopSonic pourrait donc être utilisé lors des transactions en magasin mais pas seulement. La start-up explique aux Echos.fr que les ultrasons pourraient aussi servir à nous authentifier aux distributeurs automatiques de billets. Et ça, ce serait top ! Finie l’angoisse qu’un voleur voie notre code secret !

Quand pourrons-nous utiliser CopSonic ? Difficile à dire. Pour le moment, la start-up recherche 2 à 4 millions d’€ pour perfectionner sa technologie. Avis aux amateurs 😊

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Bref, qu’ils soient à leurs prémices ou déjà sur le marché, ces nouveaux systèmes d’authentification répondent à un besoin : sécuriser nos comptes bancaires et nos moyens de paiement. Top ! Pour autant, sommes-nous prêts à transformer une partie de notre corps en identifiant et mot de passe ? Ça dépend. Utiliser sa voix, pourquoi pas ! Mais cartographier ses veines, c’est quand même très intrusif, non ? En tout cas, billet de banque lance le débat ! Qu’en pensez-vous ? Quelle solution d’identification vous conviendrait le plus ? Répondez-nous sur les réseaux sociaux (Facebook ou Twitter avec le @billetdebanque_) ou laissez-nous un commentaire juste en-dessous de cet article. A vos claviers !

Marie-Eve F

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