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Les banques traditionnelles en pleine transformation

Les banques traditionnelles en pleine transformation

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Les formules bancaires à la carte foisonnent. Banques en ligne et néobanques ont lancé un mouvement… Et les banques traditionnelles s’y mettent également de plus en plus. Comment est-on arrivé à ce nouveau mode de fonctionnement dans les banques traditionnelles ? Explications.

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Tarifs bancaires

Banques en ligne, néobanques, paiement sans contact et paiement mobile… La banque se transforme. Et les banques dites « traditionnelles » ne font pas exception à la règle.

Jusqu’ici, les banques tiraient leurs revenus principalement des crédits accordés. Le niveau des taux d’intérêt et l’écart entre le prix de l’argent à court et à long terme, leur permettaient de dégager une marge d’intérêt suffisante sur la durée du prêt, analyse Les Echos. Mais aujourd’hui, les taux des crédits sont de plus en plus faibles et la marge donc moins importante. C’est pour cette raison, toujours selon le quotidien économique, que les banques se désintéressent de plus en plus des revenus d’intérêts.

La nouvelle facturation des banques

Dans votre banque, tous les services et produits ne sont évidemment pas gratuits. Mais jusque-là, certains frais annuels tels que les frais de tenue de compte inactif, n’étaient pas payants. Ces dernières années… Ils augmentent très clairement.

A La Banque Postale par exemple, les frais pour compte inactif, vont grimper de 10 € en 2018 et passeront donc de 15 € à 25 € par an. Malgré cette augmentation de plus de 60 %, la Banque Postale reste très en dessous du plafond légal de 30 €.

La Banque Postale

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Toujours à La Banque Postale, si vous souhaitez quitter votre banque et transférer vos produits d’épargne, cela vous coûtera plus cher en 2018. Pour votre Plan épargne logement (PEL) ou votre Compte épargne logement (CEL), les frais de transfert seront de 55 € en 2018. Ils s’élevaient à 43 € en 2017. Idem, transférer votre compte-titres ou votre Plan d’épargne en actions (PEA) vers une nouvelle banque vous coûtera 7 € par ligne, avec un minimum de 65 €, soit 10 € de plus qu’en 2017.

A la Banque Populaire Occitane, les frais de transfert de comptes titres passeront de 70,50 euros en 2017 à 85 euros l’année prochaine. Le CIC quant à lui, facturera dès le 1er janvier, 90 euros le transfert d’un plan ou compte épargne logement (PEL/CEL) dans une autre banque, contre 67 en 2017.

Les incidents de paiement ne sont pas en reste. Selon une étude de 60 millions de consommateurs publiée au mois d’octobre, la banque prélève en moyenne 34 € de frais pour incidents par an sur l’ensemble de ses clients. Ces frais bancaires génèrent un chiffre d’affaire annuel de 6,5 milliards d’euros et un bénéfice net de 4,9 milliards d’euros, selon les calculs de 60 millions de consommateurs et de l’Unaf.

Cela dit, pas de panique ! L’inflation tarifaire reste toutefois modérée. Seuls certains services, déjà orientés à la hausse, continuent d’augmenter.

Une segmentation de la clientèle

Les banques segmentent leurs clientèles selon des critères socio-économiques, analyse les Echos. Le marché de masse a été complété par la clientèle aisée puis celle éligible à la banque privée et ainsi de suite. Pour autant, des tarifs spéciaux ont été mis en place pour les ménages fragiles notamment en cas d’agios ou de chèques rejetés.

Malheureusement, malgré ces tarifs préférentiels, ce sont bien souvent eux qui payent le plus. Pour ceux en difficulté, la note atteint 296 €. Et une personne en difficulté sur cinq s’est vue prélever plus de 500 € de frais d’incidents.

Pour rappel, les clients en difficulté sont le plus souvent salariés du secteur privé, fonctionnaires ou retraités.

Les banques mobiles et néobanques ont défini une nouvelle tendance

Les nouvelles offres bancaires tels que Orange Bank, Compte-Nickel , N26 ou encore C-zam ont trouvé un mode de fonctionnement différent. Alors qu’une banque traditionnelle choisit plutôt la mise en avant des packages pour vous faire réduire vos frais ; les banques mobiles et néobanques facturent à la carte. En gros, service par service. Une manière de s’adapter à chaque profil (voyageurs, étudiants, etc.).

Ces nouveaux acteurs peuvent le faire : déjà parce qu’ils n’offrent pas une gamme complète de services et parce que leur modèle se base notamment sur l’exploitation de données clients, explique Les Echos dans un autre article.

Les applications mobiles bancaires

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Ils affichent une promesse commerciale de gratuité mais facturent d’autres services annexes.

N26 demande ainsi à ses clients 2 euros par retrait aux distributeurs au-delà de cinq retraits par mois. De son côté, Orange Bank facture à ses clients 5 euros pour chaque appel à un conseiller qui vise à réaliser une opération (réalisable seul sur l’application).
Le coût annuel d’une néobanque varie ainsi entre 19,38 euros et 79 euros par an pour un client qui y aurait domicilié son compte courant, rapporte le quotidien économique.

Les banques traditionnelles « à la carte »

Pour rester dans la course, les banques se tournent désormais de plus en plus vers des services à la carte.

C’est pour cette raison que le Crédit Agricole a décidé de lancer son offre EKO. En résumé, l’offre EKO mélange des services de néobanques à des services classiques en agence, pour 2 euros par mois !

Effectivement, tout comme les néobanques, elle propose une CB à autorisation systématique, pas d’autorisation de découvert, la modification des plafonds d ela carte via l’espace client, l’activation/désactivation des paiements en ligne, des alertes SMS sur le solde…etc.

Etant une offre du Crédit Agricole, une banque traditionnelle avec un réseau d’agences, elle contient également des services en agence : l’accès aux DAB du Crédit Agricole, les frais et commissions d’intervention de votre caisse régionale, et bien sûr l’accès à un conseiller en agence pour vos projets(crédit, épargne, etc.).

De son côté, le groupe Crédit Mutuel a lancé une offre alliant forfait mobile et banque (à 20 €) : Avantoo. Une première en France. Les clients peuvent ainsi profiter pour 20 euros des services de la banque en ligne du Crédit Mutuel : une carte de paiement à autorisation systématique ou standard (en option), une application pour gérer ses comptes, un conseiller personnel (joignable par mail ou en agence) et un forfait de 50 Go web 4G avec appels/SMS/MMS illimités.

Les banques changent et ce n’est sûrement pas fini ! Évolutions à suivre…

Chloé Ferrere

 

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