Coffre-fort cherche propriétaire désespérément

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coffre fort
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En moyenne, seuls 50 % des coffres-forts des banques seraient occupés. Mais où tata Martine va-t-elle ranger ses bijoux ? billet de banque a tenté d’élucider ce mystère.

Le coffre-fort pourrait bien disparaître, enterré par la révolution numérique. C’est le terrible constat dressé par les banques. « Le taux d’utilisation de nos coffres-forts baisse régulièrement. Aujourd’hui seuls 50 % de nos coffres sont occupés », déplore Denis Mancosu, directeur distribution multicanale aux Caisses d’Epargne. « A une époque nous avions une salle des coffres par agence, aujourd’hui seuls 15 % de nos points de vente en sont équipés ». Ah, c’était la belle époque !

Objectif : séduire tata Martine, ses copines… et aussi ses enfants

Très attachées à ce service et surtout à la clientèle susceptible de s’en offrir un, les banques se mobilisent. Objectif : séduire de nouveaux clients prêts à débourser une centaine d’euros pour mettre à l’abri leurs objets de valeurs.

« C’est un service qui touche à l’émotion des clients en sécurisant ce à quoi ils tiennent vraiment. Cela génère de la confiance et nous permet de maintenir un lien avec certains clients qu’on ne voit pas souvent », explique Charles Percheron, chef de produit à la Société Générale.

Pour continuer donc à toucher le p’tit cœur de leurs clients, les banques rendent leurs coffres flexibles. « Nous proposons de plus en plus de locations de courte durée pour les périodes de vacances scolaires pour louer un coffre sur son lieu de vacances par exemple », indique Charles Percheron. Maintenant, avant de boucler définitivement vos valises, vous passerez au chenil déposer votre fidèle compagnon, chez vos beaux-parents pour déposer vos enfants et à la banque pour déposer vos bijoux !

Certaines banques s’ouvrent à une clientèle plus large, c’est-à-dire aux personnes âgées ou handicapées. On n’arrête pas le progrès ! « Nous faisons évoluer certaines salles des coffres peu accessibles pour les personnes âgées ou handicapées, en mettant des ascenseurs par exemple », explique Claude Tabouret, responsable des coffres-forts au Crédit Agricole Normandie.

Des robots s’invitent même dans les chambres fortes

La société suédoise Gunnebo propose son robot pour récupérer ses objets sans l’intervention d’un employé de la banque. Son directeur marketing, Daniel Gicquel, a toutefois encore pas mal de boulot, puisque seule une centaine d’agences en sont équipées en France.

Ouf ! Que tata Martine se rassure, ses bijoux continueront à rester bien au chaud.

 

 

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