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La finance verte : un écosystème qui se construit

La finance verte : un écosystème qui se construit

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Après les assureurs et les fonds de pension et de retraite, les banques aussi se sont intéressés à la finance responsable et notamment à la finance verte. Focus.

Placements sociaux, solidaires, éthiques

Sur le marché financier, assureurs et fonds de pension ont été les premiers à se saisir des sujets climatiques après s’être engagé sur les questions éthiques et responsables. Depuis plusieurs années, en partie grâce à la loi sur la Transition énergétique, les banques aussi se tournent de plus en plus vers la finance verte.

L’évolution des mentalités et de la réglementation

Bien que l’importance donnée à une finance éthique, responsable et verte varie d’un investisseur à un autre, les mentalités ont évolué et les acteurs du marché financier aussi.

Les Européens sont les plus exigeants et les plus motivés, selon une récente enquête réalisée pour HSBC : 97% des investisseurs interrogés en Europe prévoient d’augmenter les montants alloués à l’investissement durable contre 85% en Amérique du Nord, 64% en Asie et 19% au Moyen-Orient.

De nouveaux outils ont été créés pour permettre la naissance d’un écosystème de la « finance verte » : les obligations vertes ou green bonds. Tout cela évidemment, dans le but de lever des fonds exclusivement consacrés à des projets ayant un impact positif sur l’environnement.

De quelques milliards par an en 2008-2009, le marché des green bonds a explosé pour dépasser les 100 milliards de dollars d’émissions cette année et devrait atteindre 120 à 130 milliards à la fin du mois. Pourtant le chemin est encore long… Cela ne représente que quelques pour cent du colossal marché mondial des obligations classiques.

Et parmi les investisseurs de la finance verte, la France est en tête et notamment grâce aux banques. Plus d’une centaine de fonds français représentant 25 milliards d’euros d’encours ont le label ISR (responsables) et une quinzaine pesant 2 milliards d’euros le label Transition énergétique et écologique pour le climat (TEEC).

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Les banques donnent l’exemple en s’engageant toujours plus en faveur de la transition énergétique.

Le Crédit Agricole, la Société Générale et Natixis renoncent donc à tout nouveau financement de projets de production de pétrole en Arctique et de projets de sables bitumineux. Déjà, elles avaient renoncé à financer certains projets de gaz et de pétrole de schiste.

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Je compare

La finance verte s’insère doucement dans les stratégies commerciales des banques française. La Société Générale veut ainsi contribuer à déployer 100 milliards d’euros dans le financement de la transition énergétique entre 2016 et 2020. Et elle a déjà émis deux obligations « à impact positif » de 500 millions d’euros. Le Crédit Agricole, lui, s’est fixé l’objectif d’arranger 100 milliards d’euros de financement verts d’ici à 2020.

Mais ce ne sont pas les premières ! En effet, mi-octobre, BNP Paribas avait pris des engagements similaires, en interrompant ses relations avec les entreprises principalement actives dans le pétrole et gaz de schiste et issus des sables bitumineux.

« La France a la chance d’avoir un des écosystèmes les plus riches, si ce n’est le plus riche, en matière de finance durable, à travers tous les acteurs : les banques, les compagnies d’assurance, les investisseurs institutionnels notamment publics, les sociétés de gestion et les cabinets de conseil qui ont développé des méthodologies de mesure de l’empreinte carbone et d’analyse ESG », explique  Philippe Zaouati, le directeur général de Mirova, la filiale d’investissement responsable de Natixis, pour La Tribune.

Dans le but de rendre plus visible cet écosystème, les acteurs du marché financier ont lancé en juin l’initiative Finance for Tomorrow. L’objectif ? Faire de Paris, « la capitale mondiale de la finance verte et durable ».

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