Idées reçues sur les conseillers bancaires

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Pour le 3e épisode de sa saga Tordre le cou aux idées reçues, billet de banque vous propose de revenir sur tous nos préjugés vis-à-vis des conseillers bancaires. Au moment même où la presse nous apprend que les métiers de la banque en général n’attirent plus les jeunes diplômés*, on s’est dit que ça ne pouvait pas faire de mal de rétablir un peu l’image de ce métier et peut-être, qui sait ? motiver certains étudiants. C’est parti !

Idées reçues

Quel est le rôle du conseiller bancaire ?

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  • Idée reçue n°1 : Le conseiller bancaire, c’est rien qu’un commercial !

Faux (à 80 %). Le rôle du conseiller bancaire est en principe de vous aiguiller sur la gestion de votre budget, de vous orienter dans vos choix, de vous assister dans vos projets ou encore de vous prodiguer toutes formes de conseils. Votre banquier a vis-à-vis de vous un devoir d’information, de conseils et de mise en garde. Toutefois, le conseiller financier a des objectifs commerciaux : il peut ainsi porter l’habit du vendeur pour vous proposer de souscrire un produit en particulier, ce qui lui vaudra une rémunération/prime….

De plus en plus de banques s’éloigneraient du système de bonus lié à la vente d’un produit supplémentaire pour lui préférer la réalisation d’objectifs qualitatifs, tels que la satisfaction client.

  • Idée reçue n°2 : Dur d’avoir un suivi, le conseiller change tout le temps !

Faux (à 70 %). Bien que le turnover dans les banques, c’est-à-dire le changement fréquent de conseiller, soit un phénomène réel, la majorité des établissements en prend conscience et a ainsi mis au point une série de mesures visant à assurer au client un véritable suivi de ses comptes en cas de changement de banquier. Depuis quelques années maintenant, les banques redoublent d’efforts pour améliorer la transition entre 2 conseillers et permettre au client d’être suivi.

Les changements de conseillers dans les banques sont souvent liés à des prises de responsabilité renforcée et comme on vous sait altruiste, vous n’allez quand même pas en vouloir à votre ex conseiller s’il a pris du galon !

  • Idée reçue n°3 : Mon conseiller, je ne l’ai jamais vu mais comme tous, il doit porter une moumoute, être vieux et bedonnant

Faux (à 100 %). Bon, le problème c’est qu’on ne les a pas tous rencontrés… Mais non, les banquiers ne sont pas tous chauves ou âgés et ils n’ont pas tous du ventre, on vous jure…

  • Idée reçue n°4 : Le conseiller financier, c’est forcément un homme !

Faux (à 100 %). Croyez-nous, il y a des femmes dans la profession… J’ai à titre personnel été suivi par plusieurs dames. D’ailleurs, d’après un rapport sur la répartition des femmes et des hommes par métiers publié en décembre 2013 par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), les métiers de la banque se sont « féminisés » dans les 30 dernières années.

  • Idée reçue n°5 : Le conseiller personnel, il sert à rien !

Faux (à 100 %). Votre conseiller dédié, c’est votre interlocuteur privilégié à la banque. Pour toute question, souci ou contestation de quoi que ce soit, c’est vers lui que vous devez vous tourner en priorité. Il joue donc un rôle important. D’ailleurs, selon une étude Panorabanques, 47,50 % des Français déclarent avoir besoin d’un conseiller personnel ! Preuve s’il en faut de son utilité…

  • Idée reçue n°6 : Le conseiller vend tout sauf de la banque !

Faux (à 50 %). Certaines banques, notamment celles qui distribuent de l’assurance habitation, peuvent vous exhorter à acheter des alarmes de vidéosurveillance, c’est courant. D’autres ou les mêmes commercialisent des forfaits téléphoniques…. C’est notamment le cas du Crédit Mutuel-CIC ou de BNP Paribas… Rien à voir avec la banque, selon vous ? Non. Rien en effet. Pour autant, le rôle du conseiller ne s’arrête pas là. Plus qu’un simple vendeur, il est censé vous assister dans la gestion de vos comptes.

  • Idée reçue n°7 : Le conseiller est là quand on a besoin de rien mais en cas de souci, y’a plus personne !

Faux (à 100 %).  Détrompez-vous, en cas de souci avec votre banque, la procédure de règlement amiable veut que vous vous tourniez en premier vers votre banquier pour trouver une solution. Si celle-ci ne peut pas être trouvée, vous pourrez alors suivre les étapes de la procédure, dans l’ordre (directeur de l’agence, service clients, médiateur).

  • Idée reçue n°8 : Mon conseiller ne sait même pas qui je suis !

Faux (à 50 %). Non, vous n’êtes pas qu’un numéro de compte pour votre conseiller personnel… Celui-ci est censé vous suivre sur une durée, plus ou moins longue (cf Idée reçue n°2) et du coup, vous connaître. Faites le test la prochaine fois que vous l’appellerez, annoncez-vous seulement avec vos nom et prénom, laissez un blanc et écoutez sa réaction…

  • Idée reçue n°9 : Le conseiller financier ne se déplace jamais à domicile !

Faux (à 80 %). Ça dépend. Dans les grandes villes, il ne le fera effectivement pas et vous serez invité à vous rendre en agence. Mais ailleurs, et notamment dans les zones souffrant de désertification bancaire (pas ou peu d’agences), le banquier pourra dans certains cas venir vous rencontrer chez vous. Toutefois, la stratégie de modernisation des agences, relativement désertées par les clients, dans laquelle les banques s’engagent passe davantage par des services de banque à distance encore plus performants, faisant la part belle à internet. Les déplacements des conseillers à domicile n’étant visiblement pas une priorité…

Les banques privées proposent des services de conciergerie bancaire qui prévoient des déplacements des conseillers au domicile des clients.

  • Idée reçue n°10 : De toute façon, avoir de bonnes relations avec son conseiller est inutile !

Faux (à 100 %). Pour l’instant, vous n’en voyez peut-être pas l’intérêt. Mais quand vous demanderez un crédit, quand vous aurez besoin qu’il vous accorde une facilité de caisse, qu’il vous conseille sur vos placements ou encore qu’il vous vende des alarmes ou des forfaits téléphoniques ;-), vos bonnes relations avec votre banquier vous serviront énormément !

Alors, rassuré ? billet de banque revient le 26 février sur les idées reçues sur les banques traditionnelles !

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Conseil billet de banque

Si vous constatez qu’on a oublié quelque chose, n’hésitez pas à prendre la parole dans la boite de commentaire juste en dessous de l’article !

*Les Echos.fr « Les banques perdent de leur aura auprès des diplômés des grandes écoles »

 

2 COMMENTAIRES

  1. Mon conseiller bancaire m’a ouvert un deuxième PEL en 2016, sans me demander si j’avais déjà un PEL.
    J’ai souscrit un PEL en 2013 dans une autre banque.

  2. Au dénouement d ‘un PERP (économies de 15 ans), rente de merde. (CA – Predica)
    Mon mari décède suite à un cancer . j ‘apprends alors que le contrat est aliène pour cause de case « rente individuelle » cochée et non « rente réversible.
    non sens aux vues de nos dispositions. D’ailleurs QUI prendrait ce risque se sachant condamné et ayant une famille? personne
    je les poursuis pour défaut de conseil et mise en garde.
    Escroquerie flagrante par ailleurs car doc rempli avec 3 écritures différentes de celle de mon epoux!!!
    Un conseiller en banque ne connaît donc pas la différence entre rente individuelle et rente réversible??IMPOSSIBLE
    « Comique »non? on parlera alors de prime pour ce dernier et d’avancement dans le classement de celui ci et donc de spoliation du client!

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