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RIB perdu : quels sont les risques ?

RIB perdu : quels sont les risques ?

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RIB
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Le RIB (Relevé d’Identité Bancaire) est truffé d’informations bancaires : codes, adresses… Est-ce qu’il est possible de détourner ces informations à des fins frauduleuses ? Quels sont les risques d’avoir perdu son RIB ? Avec un RIB, l’argent rentre mais ne sort pas ! Virer de l’argent sur le compte d’un autre, mettre en place des prélèvements automatiques : rien d’alarmant jusque-là. Mais il faut avouer qu’on a tous eu un coup de chaud qui nous a traversé lorsqu’on s’est rendu compte avoir perdu un RIB…

Pourtant, les coordonnées bancaires inscrites sur le RIB voyagent et rares sont les personnes qui se soucient de savoir entre quelles mains elles vont finir leur course. Alors on s’interroge : y’a-t-il une faille dans le système ? Peut-on détourner un RIB ? Par quels moyens ? Faut-il craindre l’arrivée des prélèvements SEPA ? billet de banque a essayé de vous éclairer au mieux sur cette légende de fraude au RIB.

Paranoïa ou réel danger ? Certains n’ont pas hésité à faire part de leur crainte :

Escroquerie aux faux RIB : les entreprises visées ?

Le 28 novembre 2016, la Gendarmerie de Seine-Maritime faisait savoir – sur sa page Facebook – que l’escroquerie aux faux RIB refaisait surface.

Quel modus operandi ? Vous recevez un mail prétendument de votre patron ou d’un autre responsable de votre entreprise qui vous demande, pour peu que vous soyez comptable ou secrétaire, de transférer rapidement une grosse somme d’argent sur un compte en banque. Pour cela, il donne un prétexte quelconque.

Ce type de fraude aurait même conduit une entreprise en Normandie à déposer le bilan

L’arnaque va même plus loin, poursuit la Gendarmerie, « les pirates envoient également des mails aux fournisseurs et clients de l’entreprise pour les inviter à utiliser un nouveau RIB, ce qui permet aux malfaiteurs de percevoir directement les versements. »

La publication en question :

Le RIB et ses coordonnées

Le RIB : un bout de papier à priori insignifiant contenant une quantité de coordonnées bancaires « personnelles ». Paradoxal non ? On vous donne la liste des informations mentionnées sur un RIB :

  • L’identification du titulaire du compte : nom et adresse
  • L’identification de l’organisme financier garant des comptes
  • La domiciliation bancaire du compte (nom de la banque et ville)
  • Le code banque
  • Le code guichet
  • Le numéro de compte
  • La clé RIB
  • Le numéro IBAN (International Bank Account Number) : identification internationale du compte
  • Le code BIC (Bank Identifier Code) ou SWIFT : identification internationale de la banque

Il existe différents moyens pour récupérer votre RIB :

  • en ligne sur votre compte client
  • à l’intérieur du chéquier (en général, à la fin du carnet de chèques)
  • au distributeur au format « ticket de caisse »
  • en agence, directement auprès d’un conseiller bancaire et avec une pièce d’identité

Un conseiller en ligne peut également vous remettre une copie du RIB par courrier, à condition que votre demande soit accompagnée d’une adresse et de la justification de demande de RIB.

  • sur votre application mobile bancaire

Sachez que même en cas de vol de téléphone, vous n’encourrez aucun risque car pour accéder à vos comptes en ligne, vous devez rentrer vos identifiants et vos codes confidentiels.

Les virements SEPA : une nouvelle ère

Selon la loi, avant le 1er août 2014, c’est-à-dire avant la mise en place des virements SEPA, un prélèvement bancaire devait nécessairement être accompagné d’une autorisation signée en deux exemplaires destinés au créancier et à la banque. Il n’empêche que certaines banques faisaient entorse à la règle et c’est en ça qu’il fallait rester vigilant pour éviter les risques de falsification !

Mais depuis le 1er août 2014, la nouvelle réglementation SEPA a supprimé l’autorisation de prélèvement remise à la banque et l’a remplacé par un mandat. Dans ce cas, le débiteur doit « obligatoirement » signer sous forme électronique ou papier le mandat et le remettre au créancier. Plutôt simple comme autorisation de paiement ! Mais ce mandat n’est pas transmis à la banque et c’est à ce titre que la signature « obligatoire » devient « optionnelle » et on vous avoue que dans les faits, aucun contrôle n’est réalisé. Le risque ne provient pas du RIB en tant que tel mais de l’exécution de l’ordre de paiement sans vérification par la banque.

Halte à l’usurpation d’identité

A notre connaissance, il n’est pas possible de vous voler directement votre argent ou même de consulter vos comptes bancaires à l’aide des informations inscrites sur votre RIB. Mais attention, si la personne qui cherche à vous dépouiller détient d’autres informations à votre sujet, alors votre identité sera plus facilement usurpée et c’est malheureusement chose courante aujourd’hui. Votre escroc se servira alors de votre identité pour vider votre compte au travers de prélèvements ou d’achats.

Soyez sur la retenue en communiquant votre RIB car la diffusion de vos coordonnées bancaires + vos informations personnelles = bonjour l’usurpation d’identité. Si vous êtes face à une personne qui ne vous inspire pas confiance, évitez de lui fournir !

Et quand on vous en demande un peu trop, il y a de quoi se méfier :

Comment prévenir la fraude ?

Avec l’arrivée des prélèvements SEPA, la banque agit pour limiter les risques de fraude ou obtenir réparation en cas d’arnaque :

  • Lors du premier prélèvement, la banque met en place un système d’alerte et informe son client de cette première opération
  • Vous êtes informé de la date de prélèvement et du montant 14 jours avant que celui-ci ne soit débité de votre compte
  • La demande de remboursement d’un prélèvement est possible dans un délai de 8 semaines à compter de la date de prélèvement si le mandat existe et de 13 mois en cas d’absence de mandat (accompagnée des pièces attestant de votre bonne foi : historique de vos prélèvements et justification de votre contestation)

En cas de fraude et dans une situation d’un prélèvement rejeté, certaines banques ne facturent pas de frais d’opposition.

  • L’établissement de listes blanches et de listes noires est recommandé afin de limiter les risques de fraude, la liste blanche autorisant uniquement le prélèvement des créanciers listés, et la liste noire permettant de bloquer les prélèvements de l’ensemble des fournisseurs répertoriés
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Conseil billet de banque

Seules de rares banques communiquent sur la possibilité d’établir des listes et certaines vous prélèvent même des frais pour mettre en place ce procédé. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre banque.

  • Vous êtes en droit de limiter le montant et/ou la fréquence de chaque prélèvement comme vous le souhaitez
  • Vous êtes en droit d’interdire tout prélèvement SEPA sur votre compte bancaire

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Les banques adoptent progressivement des rituels d’information afin d’avertir les clients dès la réception de l’ordre de paiement d’un nouveau mandat de prélèvement. Notifications, SMS, e-mails… Vous recevez des alertes sur votre téléphone qui vous permettent de réagir vite en cas d’opérations louches. Mais attention, elles ne sont pas nombreuses à prendre le temps de vous informer de la sorte, alors n’hésitez pas à demander si c’est le cas de votre banque.

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Conseil billet de banque

L’important est de rester vigilant afin d’éviter les mauvaises surprises. Consultez régulièrement vos relevés bancaires afin de faire opposition rapidement à la première opération douteuse.

A ce jour, nous ne savons pas grand-chose sur les failles du RIB, on sait juste que c’est arrivé aux plus malchanceux d’être victime de prélèvements frauduleux après la perte ou la diffusion d’un RIB. En théorie, le RIB peut servir à faire des prélèvements frauduleux mais jusqu’où l’arnaque peut-elle être poussée ? Affaire à suivre…

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1 COMMENTAIRE

  1. Toutes ces informations sont intéressantes, mais il faudrait peut être aller plus loin. Par exemple donner la marche à suivre en cas de vol d’un carnet de chèque (mis en opposition) et utilisation du RIB falsifié avec le nom du « voleur » mais en conservant le numéro de compte de la personne volée , d’où des prélèvements (mis en opposition) par MENAFINANCE (exemple) .
    Ne faudrait-il pas obliger les banques à vérifier l’exactitude des coordonnées sur les ordres de prélèvements informatiques, (les banques disent ne pas pouvoir vérifier depuis la mise en oeuvre des prélèvements SEPA, ne recevant plus de listing papier)
    Prévenir le client ne devrait-il pas être obligatoire.
    merci

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