Vous réglez comment ? Par carte bancaire !

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Carte bancaire
Carte bancaire

Un paiement scriptural sur deux est réalisé par carte, selon la Banque de France. Pour comprendre ce que cela signifie et vous la racontez devant l’oncle Roger à Noël, lisez attentivement ce qui va suivre.

Vous n’avez ou ne pouvez payer en liquide, quel est votre réflexe ? La Banque de France, vous savez, l’institution qui fabrique et émet les billets, a répondu indirectement à cette question dans sa « cartographie des moyens de paiement scripturaux ».

Vous pourrez désormais dire : « je vais payer scripturalement ! »

Pour faire simple, les moyens de paiements scripturaux ce sont tous les moyens de paiements à l’exception des pièces et des billets. La carte bancaire, le chèque, les virements et les prélèvements font partie de la famille des moyens de paiement scripturaux.

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Revenons à nos moutons. Sans aucune surprise, la carte est votre moyen de paiement préféré. En 2014, elle est utilisée pour régler une fois sur deux, soit 9,5 milliards de transactions. En seconde position, deux exæquo : le virement et le prélèvement qui représentent tout deux 18 % des paiements scripturaux. Vient ensuite le chèque, bon dernier, utilisé dans 13 % des cas. Dans les 1 % restants, on retrouve notamment la monnaie électronique.

Jamais vous n’avez autant utilisé votre CB. C’est la première fois que le seuil des 50 % des paiements est atteint (44 %). Depuis 2008, chaque année, nous utilisons la carte bancaire dans 8 % de transactions de plus que l’année précédente. Rapide, légère, acceptée pour des montants de plus en plus petits, pratique pour payer en ligne… la liste des avantages du paiement par CB est longue.

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Le chèque, une espèce en voie de disparition

À l’inverse le grand perdant des années 2000 est le chèque. On a rempli en 2014 5 % moins de chèques, après -19 % en 2013. Pourquoi ce désamour ? Outre le regard suspicieux du caissier lorsque vous lui dites « je vais régler par chèque », on peut citer la lourdeur du règlement. Mais le principal frein à son utilisation provient certainement du fait que de plus en plus de commerçants le refusent par peur du chèque en bois.  Dommage pour nous, il est gratuit ! Ce n’est pas le cas de la carte bancaire.

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Mais que les fabricants de chèques français se rassurent, nous restons encore de gros utilisateurs de ce bout de papier. Son utilisation reste malgré tout une exception française. A l’échelle européenne, il représente à peine 4 % des paiements et n’est pratiquement pas utilisé en Allemagne, alors que la France est à l’origine de plus de 68 % des chèques émis en Europe.

En valeur, le virement est la star des paiements

Si on regarde les données de la Banque de France non plus en volume (le nombre de transactions) mais en valeur (le montant des transactions), les virements arrivent largement en tête. Ils représentent 87,8 % du montant des paiements effectués en France en 2014. En cause notamment, le poids des transactions des entreprises.

Face aux virements, la carte et son tout petit 1,6 % paraît bien ridicule. Elle est même détrônée par le chèque (4,3 %). Là encore, l’explication est simple. Le chèque est utilisé pour des montants élevés (490 € en moyenne en 2014), en tout cas plus important que pour les règlements par carte (47 € en moyenne).

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