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Crowdfunding : les succès et les échecs

Crowdfunding : les succès et les échecs

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Crowdfunding succès et échecs

Le crowdfunding profite du dynamisme des réseaux sociaux. Cet outil de financement alternatif permet de lever des fonds par internet en faisant appel à un collectif de donateurs qui contribue de façon participative au succès d’une entreprise. Mais ce modèle est-il vraiment viable ? Réponses.

Qu’est-ce que le crowdfunding ?

Le mécénat a changé de visage. Popularisé dans les années 1990 en même temps qu’internet, le crowdfunding (ou « financement participatif ») propose à des contributeurs de participer financièrement au développement d’un projet, tout en les impliquant dans son processus de développement.

Le principe du crowdfunding est basé sur un modèle participatif de financement collectif, où chacun donne ce qu’il souhaite pour soutenir la réalisation d’un projet à hauteur de la contribution apportée.

Le financement participatif existe dans des secteurs aussi divers que l’engagement citoyen et écologique, la création artistique, ou encore l’immobilier dans le cadre d’opérations d’investissement locatif.

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Le crowdfunding s’affranchit des acteurs traditionnels du financement, et il s’inscrit dans une tendance globale de « consommation collaborative » qui utilise pleinement le potentiel de diffusion des réseaux sociaux.

Ce type de financement existe sous différentes formes :

  • Don désintéressé (« donation crowdfunding »), sans contrepartie
  • Apport avec contrepartie, qui récompense le contributeur d’une manière ou d’une autre
  • Prêt participatif (« credit crowdfunding » ou « crowdlending »), accordé à une entreprise par un particulier contre rémunération ;
  • Investissement en capital (« equity crowdfunding »), qui permet à un particulier d’acheter des actions d’entreprises en création ;
  • Investissement collectif en immobilier (« real estate crowdfunding »), qui regroupe des fonds pour effectuer des opérations d’acquisition.

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Depuis le 5 avril 2012, le Jumpstart Our Business Startups Act (JOBS Act) distingue le crowdfunding à but caritatif du crowdfunding à retour sur investissement.

Selon une étude de la FPF, 56 % des Français connaissent le financement participatif en 2015 et 43 % seraient prêts à tenter l’expérience en 2016.

Les succès des plateformes de crowdfunding et crowdlending

D’après les chiffres de l’association FPF (Financement Participatif France), les fonds collectés en France par crowdfunding au premier semestre 2015 représentaient 133,2 millions d’euros, soit quasiment le double des investissements sur la même période en 2014, avec 750 000 nouveaux investisseurs en 1 an.

À l’échelle mondiale, le magazine Forbes anticipe un marché de 1 000 milliards en 2020.

Cet engouement s’explique en partie par le dynamisme des réseaux sociaux qui accompagne la généralisation d’internet. Grâce à de faibles coûts de fonctionnement liés au modèle numérique, certaines plateformes connaissent un succès croissant, notamment dans les secteurs de l’immobilier et du crédit.

On peut citer Lending Club, qui met en relation des épargnants et des candidats au crédit avec des taux réduits, Prêt d’Union qui propose des crédits à la consommation avec des rendements de 4,1 à 9 % par an, ou encore Unilend, leader français du financement participatif à destination des PME.

Le crowdlending fonctionne mais il ne s’adresse pas à tout le monde, puisque 95 % des dossiers sont écartés afin de limiter les risques.

Les limites du crowdfunding

Si l’émergence d’une économie basée sur le partage et la collaboration plutôt que sur la compétitivité peut attirer beaucoup d’investisseurs, elle n’est pas exempte d’échecs ou d’arnaques.

La plupart des plateformes de crowdfunding permettent d’être remboursé si l’objectif de l’entrepreneur soutenu n’est pas atteint. Mais certaines d’entre elles dégagent leur responsabilité de la production des projets diffusés, sans garantie pour l’investisseur qu’elles considèrent conscient de la composante de risque inhérente à l’opération. La porte ouverte à des arnaques ou des financements obsolètes.

Une étude de 2012, menée par l’Université de Pennsylvanie sur 48 500 projets portant plus de 237 millions de dollars, indiquait que 75 % des produits proposés sur des plateformes de crowdfunding avaient été retardés ou abandonnés.

La qualité de l’investissement dépend de la performance du support et, dans le cas du crowdfunding, de la capacité du réseau de diffusion à créer un cercle vertueux et exponentiel de contributeurs-diffuseurs.

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Crowdfunding en France : réglementation

La finance participative est soumise à la réglementation bancaire et financière. En 2014, le Code monétaire et financier s’enrichit de deux statuts définissant les acteurs du financement participatif :

  • L’intermédiaire en financement participatif (IFP) ;
  • Le conseiller en investissement participatif (CIP).

Depuis le 1er janvier 2015, des déductions fiscales s’appliquent aux investissements participatifs qui soutiennent des entreprises françaises, et des aménagements abrogent certaines obligations, comme la limite du nombre d’actionnaires au sein d’une même holding pour bénéficier de défiscalisation.

Dans un rapport d’octobre 2015, l’Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance (ORIAS) comptait 79 nouvelles plateformes françaises IFP ou CIP ouvertes en 1 an.

Mais en France, cette dynamique est modérée par le monopole bancaire sur l’activité de prêts rémunérés qui impose un agrément bancaire d’établissement de crédit et de prestataire de services d’investissement aux organismes aspirants, au titre de la protection de l’emprunteur.

Ce statut nécessite un capital conséquent en garantie, sauf si la plateforme agit en tant qu’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP), qu’elle consent des prêts à titre gratuit ou à contrepartie modérée.

Mondo

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