Publicité

Publicité
La cagnotte en ligne Tilt en passe de bousculer le marché ?

La cagnotte en ligne Tilt en passe de bousculer le marché ?

0

Mardi 29 mars 2016, le marché des cagnottes en ligne en France s’est enrichi d’un nouvel arrivant : Tilt, une fintech américaine. Tilt est une application mobile de collecte d’argent qui présente plusieurs particularités dont celle d’être 100 % gratuite pour les particuliers, c’est-à-dire qu’aucune commission n’est prélevée. Décryptage.

Cagnotte en ligne Tilt
Cagnotte en ligne Tilt

« Harceler ses amis pour se faire rembourser c’est fini ! »

Créée en février 2012 par James Beshara et Khaled Hussein, l’application Tilt disponible sous iPhone et Android est déjà présente dans 8 pays : Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni, Danemark, Australie, Pays-Bas, Norvège et Suède. Son positionnement : 0 frais pour un montant collecté définitivement acquis au projet.

Car l’autre originalité de Tilt, c’est de se situer à la frontière du crowdfunding, du réseau social – les participants doivent connecter leur profil Tilt à leur compte Facebook, ils peuvent retrouver leurs amis, publier des photos ou encore partager leur Tilt sur Twitter – et du paiement mobile. Bien que le service soit aussi disponible sur ordinateur, « le but, c’est la récurrence d’utilisation, la partie mobile est la plus importante », confie Olivier Buffon, directeur général de Tilt France et Royaume-Uni.

Destinée aux projets de petits montants − le Tilt moyen en France est de 180 € pour 7 participants au-moins − Tilt connaît aux Etats-Unis une croissance fulgurante en termes de téléchargements sur iPhone, devant les plateformes GoFundMe et Kickstarter.

Un service de collecte, mobile, entièrement gratuit quand ses principaux concurrents sur le marché français, à savoir Leetchi et Le Pot Commun, prélève des commissions… de quoi en effet bousculer les choses.

Leetchi.com prélève une commission de 2,90 % pour les virements d’un montant supérieur à 2 000 € et 4 % pour les virements plus faibles. Sur Le Pot Commun, la commission ajoutée ou déduite de la participation est de 2,90 %.

Un service qui suscite l’enthousiasme des investisseurs

Avec « une contribution sur la plate-forme toutes les 15 secondes dans le monde », selon LesEchos.fr, Tilt a déjà convaincu des investisseurs de renom, dont Sean Parker, le fondateur de Napster et actionnaire historique de Facebook et le fonds d’investissements Andressen Horowitz.

Les montants levés par la start-up sont d’ailleurs tout aussi impressionnants : 67,1 millions de dollars en 4 ans dont 30 millions sur le seul mois de juillet 2015 !

Banques mobiles

A lire aussi

La relève des banques en ligne assurée par les nouvelles banques mobiles ?

Lire la suite

Mais comment la fintech gagne-t-elle de l’argent ? Le service de collecte d’argent dispose d’un volet pro Tilt/Open à partir duquel les professionnels peuvent vendre des produits. Une commission de 2,50 % est ainsi prélevée sur chaque vente. Le rappeur américain Snoop Dogg y propose par exemple des coques de téléphone, des t-shirts ou encore de sauver une équipe de football amateur…

L’implantation du service Tilt dans l’hexagone : un choix judicieux ?

Leetchi, Le Pot Commun mais aussi Cagnotte, Colleo, Kwendoo, Papayoux, Payname, Pikari ou autres Yoongo, le marché de la cagnotte en ligne n’est-il pas saturé en France ? Sur cette question, Tilt peut se montrer confiante puisque, on vous l’a dit, cette plateforme présente un atout de poids, la gratuité pour les particuliers participants.

Mais, d’une manière plus globale, l’appétence des Français pour les Fintech reste encore à prouver comme en témoigne la dernière étude réalisée par le cabinet Deloitte publiée le 24 mars 2016. En effet, seul 1 Français sur 4 serait familiarisé avec ces nouveaux services financiers et seuls 9 % des interrogés utiliseraient un service d’agrégation des comptes alors même que ce type de service est de loin le plus utilisé en France ! Sans surprise, les clients « digitaux » sont les plus intéressés par le développement de nouveaux services financiers.

Lorsqu’ils prennent connaissance des différents services des Fintech, les Français se montrent bien plus déterminés : 44 % des Français disent être intéressés par l’agrégation des comptes.  

Les Fintechs

A lire aussi

Les Fintechs : menace pour les banques ?

Lire la suite

 

Publicité
Publicité

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE