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Quel support pourra remplacer les fonds en euros ?

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bienprévoir.fr
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1.1% voire moins de 1%. C’est ce que le fonds en euros de votre assurance-vie devrait vous rapporter en 2021. Si l’on ajoute à ce phénomène une inflation à 2,1% sur les 12 derniers mois, l’opération est même négative. En 2021, placer votre argent sur un fonds en euro vous fait perdre du pouvoir d’achat. Tour d’horizon des alternatives qui s’offrent à vous pour muscler votre épargne.

Un système à bout de souffle

Le succès des fonds en euros tient avant tout à leur sécurité. Avec eux, impossible de perdre sa mise de départ et les intérêts acquis chaque année. L’établissement auprès duquel vous souscrivez est légalement tenu de garantir votre capital et la plus-value, grâce à l’effet cliquet.

Pour pouvoir remplir cette obligation, les compagnies d’assurance choisissent des investissements présentant peu de danger : les obligations d’État. Mais depuis 2016, les taux auxquels les pays empruntent sont historiquement bas. Le montant des intérêts versés aux prêteurs sont par conséquent eux aussi à leur plus bas niveau.

Ces faibles performances ne permettent plus aux assureurs de couvrir leurs frais de gestion. Et couvrir les sommes placées par des fonds propres est devenu trop onéreux. Depuis lors, ils ont décidé de restreindre l’accès aux fonds en euros. Il est désormais quasiment impossible d’ouvrir une assurance-vie, comportant uniquement des fonds en euros.

Vers quels placements se tourner ?

Pour les investisseurs, c’est la fin d’une solution qui alliait sécurité, rendement et avantage fiscal, mais aussi la disponibilité immédiate des fonds. Si aucune autre option ne réunit ces trois qualités, des alternatives existent.

Les nouveaux fonds en euros

Ces supports protègent les sommes déposées et promettent de meilleurs rapports. Les fonds en euros atypiques ou alternatifs fonctionnent comme les fonds en euros traditionnels. Mais à la place des emprunts d’État, ils contiennent des véhicules financiers plus risqués et plus rentables tels que des actions ou de l’immobilier. Pour le moment, leurs performances, autour de 3 %, permettent aux assureurs de continuer à les commercialiser. Mais pour combien de temps ?

Autre évolution du fonds en euros : les fonds offrant une garantie du capital brut de frais de gestion. Sur les fonds euros traditionnels, les frais de gestion représentent jusqu’à 2 % des encours. Désormais ces produits proposent d’assurer à 98 % les sommes déposées. Ainsi, le gestionnaire se dégage une marge de liberté qui lui permet d’oser des placements plus rémunérateurs.

Les supports en unité de compte

Déjà présents dans les contrats multi-supports, les unités de compte (UC) permettent d’investir dans de l’immobilier, des obligations, des actions, des organismes de placement collectif (OPC), voire dans le non-coté. Plus rémunératrices que les fonds en euros, elles n’offrent pas de garantie en capital.

Pour faire face au risque de perte de capital, choisissez des produits structurés à formule de protection. À la date de sortie, trois possibilités :

  • le marché a augmenté et vous récupérez votre capital et les intérêts ;
  • le marché a baissé dans les limites prévues par le contrat et vous récupérez au moins votre capital ;
  • le marché a baissé au-delà des limites prévues par le contrat et vous subissez une perte.

Vous pouvez aussi contrer l’instabilité des UC en diversifiant et en choisissant avec attention vos supports. Si vous n’avez ni le temps ni les compétences pour le faire, optez pour la gestion profilée avec un profil prudent. Le gestionnaire sélectionnera pour vous des fonds indépendants les uns des autres afin de limiter le risque de perte en capital et d’atteindre une rentabilité de 3 à 4 %.

La pierre papier

Avec la pierre papier, pas besoin de disposer de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour intégrer l’immobilier à son contrat d’assurance-vie.

Vous pouvez acquérir des parts de société civile de placement immobilier (SCPI) ou d’organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) et de plus en plus dans des sociétés civiles immobilière (SCI) grâce à votre assurance-vie. SCPI, OPCI, SCI sont proposés sous forme d’UC.

Vous pouvez aussi détenir des parts dans une SCPI de rendement hors assurance-vie. Elles se concentrent sur les acteurs les plus performants du marché. Chaque trimestre, vous percevrez votre part de loyer pour les immeubles, bureaux, commerces ou entrepôts de logistique dans lesquels vous avez investi. Si vous pouvez espérer des gains de 3 à 6%, ce placement est moins liquide qu’une assurance vie et ne dispose pas d’une fiscalité avantageuse : les recettes perçues sont imposées comme des revenus locatifs. Pour réduire cette fiscalité, il faut opter pour les SCPI Européennes ou le démembrement.

En matière d’investissement financier, la diversification est votre meilleure protection contre le risque de perte en capital. Si le fonds en euros a longtemps eu les faveurs des Français, il est désormais possible de conserver son assurance-vie, mais d’y loger d’autres placements plus rémunérateurs. Elle n’est pas la seule possibilité, la bourse, le crowdfunding et les investissements alternatifs sont aussi des pistes à explorer.

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