Publicité

Publicité
Votre LEP pourrait disparaître

Votre LEP pourrait disparaître

0

A compter du 1er janvier 2018, seul votre Revenu fiscal de Référence (RFR) fera office de critère d’éligibilité pour bénéficier d’un Livret d’Epargne Populaire (LEP). Concrètement, un célibataire devra par exemple justifier d’un RFR ne dépassant pas 19 467 euros. Si vous êtes titulaire d’un LEP mais que vous ne répondez pas aux nouveaux critères, votre banque risque de le clôturer. Explications.

Epargne
Epargne

Le LEP, qu’est-ce que c’est ?

Selon l’Observatoire de l’épargne réglementée, vous êtes près de 8,9 millions à bénéficier d’un LEP. Cela représente au total 44 milliards d’euros déposés ! Il faut dire que la formule a de quoi plaire : elle affiche la meilleure rémunération pour un livret d’épargne réglementé (1,25%). Mieux encore, tout comme le livret A, le LEP est exempt de prélèvements sociaux et fiscaux.

A noter toutefois : le LEP est plafonné à 7 700€ de versements. En outre, tout le monde n’y a pas accès. Le livret A est, lui, plafonné à 22 950€ et universel, c’est-à-dire sans conditions d’accès.

De nouveaux critères d’éligibilité

Jusqu’au 1er janvier 2014, il suffisait de payer moins de 800 euros d’impôts pour être éligible. Mais depuis cette date les critères d’éligibilité ont évolué. Oublié le montant d’impôts payés, c’est désormais sur la base de votre RFR que se fait le calcul. Pour prétendre à un LEP, votre RFR doit être inférieur à 180% du RFR nécessaire pour bénéficier de l’exonération de la taxe d’habitation.

Suite à cette réforme, 3,3 millions de contribuables sont devenus éligibles au LEP. En revanche près de 1,5 millions de bénéficiaires dont le RFR était trop élevé risquaient, du jour au lendemain, de se voir privés de leur LEP.

Pour y remédier, Pierre Moscovici, alors ministre de l’Economie et des Finances, a mis en place une période de transition. Les détenteurs d’un LEP au 1er janvier 2014 pouvaient ainsi, indépendamment du nouveau critère d’éligibilité, continuer d’en bénéficier durant 4 ans.

Le délai touche désormais à sa fin. Si vous souhaitez conserver votre LEP il vous faudra donc, d’ici le 31 décembre 2017, présenter votre avis d’imposition à votre banque. A condition, bien sûr de respecter les nouveaux critères…

Pour ouvrir ou conserver votre LEP en 2018, il vous faudra justifier d’un RFR ne dépassant pas :

  • 19 467 euros pour un célibataire (1 part fiscale)
  • 29 864 euros pour un couple, une personne seule avec deux enfants ou une personne isolée avec un enfant (2 parts fiscales)
  • 40 261 euros pour un couple avec deux enfants (3 parts fiscales)

Si en revanche vous n’êtes plus éligible, votre banque pourrait clôturer votre LEP.

Sanctions des banques

A lire aussi

Les bonnes pratiques avant d’ouvrir un livret d’épargne

Lire la suite

Quelles sont les alternatives ?

Pas de panique si c’est votre cas, il existe de nombreuses autres possibilités pour placer vos économies. Le tout est de trouver le produit le plus intéressant pour votre profil.

Par exemple, imaginons un célibataire gagnant 26 000 € par an et se situant dans la 2ème tranche d’imposition (14 %). Il souhaite placer 7 000 € sur 4 ans. Qu’est-ce qui est le plus intéressant ? Le livret A rémunéré à 0,75 %, un livret fiscalisé à 1 % brut ou une assurance-vie ? Pour l’assurance-vie, on prend l’hypothèse que l’épargnant va placer tout son argent dans un fonds en € rémunéré à 2% nets de frais de gestion par an et qu’il va faire un rachat total au bout de 4 ans.

Résultat, il gagne :

  • 212 € d’intérêt nets avec le livret A
  • 201 € d’intérêts nets avec le livret fiscalisé
  • 202 € avec l’assurance-vie

Pour ce profil, le livret A est plus intéressant. Mais attention ceci n’est qu’un exemple. Le produit idéal diffèrera selon le montant que vous souhaitez épargner, la durée de votre placement, votre tranche d’imposition… Alors à vos calculatrices et à vous de jouer !

Paul Atz

Publicité
Publicité

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE