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Le billet de 500 euros fait ses adieux

Le billet de 500 euros fait ses adieux

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Dernier tour de piste pour le billet de 500 euros. La mythique coupure violette tire sa révérence et devrait peu à peu disparaître de la circulation à compter du 27 janvier 2019. Focus sur la sulfureuse histoire de l’un des plus gros billets encore en usage dans le monde.

Billets de 500 €

La fin d’un mythe

Selon la Banque Centrale Européenne (BCE), le billet de 500 euros représentait 2,4% du nombre de billets en circulation à fin octobre 2018 mais 21,3% de la valeur monétaire totale.

Si vous l’avez déjà aperçu, il y a de fortes chances que ce soit dans un film… car dans les faits, l’utilisation du billet de 500 euros reste exceptionnelle. Plusieurs raisons pour cela, outre le risque que représente le fait de garder une telle somme sur vous (perte, vol…) :

  • La plupart des commerçants refusent le billet de 500 euros en tant que moyen de paiement, afin de limiter les risques de faux billets. Et si vous vous demandez comment reconnaître un faux billet, on vous explique tout ici
  • Les distributeurs automatiques ne proposent pas de billets de 500 euros, afin de limiter les fraudes (pour obtenir un billet de 500, il vous faudra bien souvent vous rendre au guichet de votre banque et en faire la demande expresse)

des billets et des pièces à côté d'un coffret

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L’heure du crime

Dans le milieu du crime organisé, en revanche, c’est une toute autre histoire. Le billet de 500 euros est en effet la ressource idéale pour transporter facilement d’importantes quantité d’argent.

Avec son poids de 1,2 gramme, le billet de 500 euros permet de faire tenir 2 millions d’euros dans une sacoche d’ordinateur, pour un poids d’à peine 1kg… Vous avouerez que c’est quand même plus discret qu’une brouette remplie de petites coupures 😉

« Dans les trafics générateurs de grandes quantités de cash, cet avantage est déterminant », selon William Hippert, chef-adjoint de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

Sans surprise, l’utilisation du billet de 500 euros est donc particulièrement liée à l’économie souterraine, au blanchiment d’argent et aux trafics de toutes sortes. A commencer par le trafic des stupéfiants. Une industrie qui, selon William Hippert, pèse « trois à quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires chaque année en France et 21 milliards en Europe, dont la moitié pour le cannabis ».

A tel point que le journaliste Mathieu Delahousse, co-auteur de l’ouvrage Cache-Cash, enquête sur l’argent liquide qui circule en France, explique pour France Culture : « En enquêtant, nous avons découvert que les services secrets anglais l’avaient surnommé le ‘Ben Laden’ car on sait qu’il existe et qu’il voyage mais personne ne le voit jamais ».

Une étude de la police britannique en date de 2010 estimait quant à elle à près de 90% la part des billets de 500 euros détenue par les organisations criminelles.

Fraude CB

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Ce n’est qu’un au revoir…

Autant d’éléments qui ont, dès 2016, conduit la BCE à décider de l’arrêt de la production du billet de 500 euros. La mesure entre en vigueur le 27 janvier 2019 et marque donc les derniers jours de la célèbre coupure violette.

Enfin… presque. Car si le billet de 500 euros se voit retiré des planches à billets, il conserve pour l’instant sa valeur légale. Payer et être payé en billets de 500 euros reste donc parfaitement possible.

La disparition de la star des billets n’est toutefois qu’une question de temps, puisque chaque fois qu’une banque centrale récupérera l’un de ces billets, ce dernier sera détruit.

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