Succès du PTZ dans l’ancien : les professionnels de l’immobilier n’en reviennent pas

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Alors que les professionnels de l’immobilier se montraient peu optimistes sur le PTZ dans l’ancien, jugeant les conditions trop strictes, il semblerait que le dispositif cartonne. De janvier à mai 2016, le PTZ dans l’ancien a représenté 20 % des prêts à taux zéro distribués, contre 2 à 3 % un an plus tôt. Raison de ce succès : l’assouplissement des conditions au 1er janvier 2016. Décryptage.

Prêt à taux zéro

Les conditions d’accès au PTZ dans l’ancien

« Ça marche vraiment. Lorsqu’elle a été annoncée, la mesure nous semblait réductrice, on ne pensait pas qu’elle aurait un tel succès », hallucine le président de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) Jean-François Buet.

En effet, dans sa version 2016, le PTZ toujours réservé aux primo-accédants, permet de financer jusqu’à 40 % de l’achat d’un logement neuf et d’un logement ancien, à condition de réaliser des travaux représentant au-moins 25 % du montant de l’acquisition.



Et c’est précisément cette condition que les professionnels de l’immobilier jugeaient « bloquante » car difficile à financer pour des primo-accédants. La FNAIM indique d’ailleurs que pour bénéficier du PTZ en achetant un logement ancien de 80 m2 :

  • L’emprunteur doit réaliser 25 000 € de travaux au-moins pour un bien valant 75 000 € à Mulhouse
  • 43 000 € de travaux au-moins pour un bien d’une valeur de 129 000 € à Clermont-Ferrand
  • 200 000 € de travaux pour un bien de 600 000 € à Paris

Concrètement, ça fait une sacrée dépense mais pas suffisante visiblement pour décourager les primo-accédants. « Beaucoup de primo-accédants recourent au PTZ dans l’ancien, dans des villes moyennes et des zones rurales où les prix demeurent raisonnables. Avec des taux très bas et des prix en baisse, un PTZ accessible à 40% de primo-accédants supplémentaires, c’est vraiment un levier important », poursuit le président de la FNAIM.

Qu’est-ce qu’un primo-accédant ?

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Petite histoire du PTZ

Depuis sa création par les pouvoirs publics en 1995, le PTZ a connu pas mal de modifications :

  • 1995 : le PTZ est créé pour remplacer le Prêt aidé pour l’Accession à la Propriété (PAP). Destiné aux primo-accédants, la première version du PTZ permet de financer un logement neuf ou ancien de plus de 20 ans, à condition de réaliser des travaux qui équivalent à 35 % du montant de l’acquisition.
  • 2005 : création du nouveau prêt à taux zéro (NPTZ), étendu à tous les logements anciens, sans condition de travaux. Revalorisation des plafonds de ressources et prise en compte de la localisation géographique.
  • 2010 : création du PTZ +. Suppression des plafonds de ressources et modification des montants du PTZ + et des durées du prêt.
  • 2015 : 6 000 communes rurales sont éligibles au PTZ
  • 2016 : le PTZ dans l’ancien est accessible dans toute la France

Ces modifications ont conduit à une distribution de 30 000 PTZ (dans le neuf et l’ancien) de janvier à mai 2016, contre 14 400 sur la même période en 2015. Objectif du gouvernement : 120 000 PTZ accordés d’ici la fin de l’année !

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