Le groupe BPCE rachète la banque en ligne allemande Fidor

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Le groupe BPCE, réunissant les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne, vient d’annoncer qu’il envisageait le rachat de la banque en ligne allemande Fidor. Le rachat, qui nécessite l’obtention de l’accord des autorités de contrôle et de la concurrence, devrait être finalisé au dernier trimestre 2016.

Fidor Bank
Fidor Bank

Cette opération, inscrite dans le plan stratégique du Groupe BPCE « Grandir Autrement », « permettra d’accélérer le déploiement de la stratégie digitale du groupe ». Pour rappel, BPCE avait acquis Le Pot Commun en octobre 2015 et Serenipay – start-up à l’origine de Depopass – en mai dernier.

Qui est Fidor Bank AG ?

Comptabilisant 120 000 clients allemands et britanniques, Fidor Bank AG est un pure-player de la banque en Allemagne. « Créée en 2009 par son directeur général, Matthias Kröner, Fidor est l’une des premières fintech bancaires ayant développé un modèle relationnel en rupture », précise le communiqué du groupe BPCE.

Proposant des produits bancaires qui vont du compte courant à l’épargne en passant par le crédit, le modèle de la banque repose sur une architecture ouverte permettant « une fonctionnalité en temps réel et une intégration optimisée de solutions tierces (APIs). Illustration de cette expertise, Telefónica a annoncé cette semaine, en coopération avec Fidor, le lancement d’O2 Banking, son compte bancaire sur mobile. »

Ainsi, les opérations réalisées sur Fidor peuvent « être traitées en moins de 60 secondes », nous dit le site itespresso.fr.

D’ailleurs, hormis les opérations par chèque et les dépôts d’espèces, les clients peuvent y effectuer toutes leurs opérations bancaires courantes en ligne, « jusqu’au réglage du montant maximal par paiement (limité à 500 euros par défaut sur le compte de base) ».

Ouvrir un compte commun n’est pas possible sur Fidor.

Des conseillers bancaires remplacés par une communauté en ligne

L’originalité de Fidor, c’est précisément le « modèle relationnel en rupture ». Forte d’une communauté en ligne de 350 000 membres, Fidor offre une « expérience client innovante » dans laquelle les traditionnels conseillers bancaires sont remplacés par des clients. Tous les clients peuvent poser des questions liées à l’argent, fournir et recevoir des conseils d’épargne, évaluer les services financiers ou les fournisseurs ou encore suggérer de nouveaux développements de produits.

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Résolument digitale et connectée, la banque en ligne module le taux d’intérêt de son livret d’épargne selon le nombre de mentions « J’aime » obtenues sur sa page Facebook. « Au Royaume-Uni, ce taux est passé à 0,3 % une fois franchie la barre des 2 000 « like ». Il sera relevé à 0,35 % quand les 4 000 « like » seront atteints ; à 10 000, il sera fixé à 0,5 %. », poursuit itespresso.fr.

On a vérifié cette histoire sur la page Facebook en question. Pour l’instant, elle compte 2 948 fans… Il y a encore du boulot pour arriver à un taux de 0,50 % sur le livret d’épargne.

Que nous réserve BPCE ?

Après avoir acquis 85 % du capital de la cagnotte en ligne Le Pot Commun en octobre 2015, BPCE a mis la main en mai dernier sur la start-up Serenipay qui a lancé Depopass, une solution alternative au chèque de banque pour l’achat de véhicules d’occasion.

Pour François Pérol, président du directoire du Groupe BPCE, « Cette opération constitue une étape clé dans l’accélération de la transformation digitale du groupe. Elle démontre notre engagement en matière d’innovation et de développement de nouveaux modèles relationnels centrés sur le client en misant sur des modèles en rupture. Nous sommes fiers et très heureux d’accueillir les équipes de Fidor, les membres de sa communauté et ses clients au sein du Groupe BPCE. »

Vous devinez assez facilement que du côté de Fidor, ce rachat est perçu comme quelque chose d’extrêmement positif. Matthias Kröner, fondateur et directeur général de Fidor, a déclaré : « Dans un environnement caractérisé par une volatilité croissante, l’adossement à un groupe solide revêt une importance stratégique. Nous sommes enthousiastes à l’idée d’écrire ce nouveau chapitre de Fidor aux côtés du Groupe BPCE qui reconnait l’importance d’une approche entrepreneuriale en matière de services bancaires et d’innovation. »

Reste à savoir si le modèle original de Fidor va être implanté en France… François Pérol, interrogé par LesEchos.fr nous en dit plus : « Cette plate-forme et les compétences technologiques de Fidor doivent permettre aux Caisses d’épargne et aux Banques Populaires d’accélérer leur transformation digitale. Elles pourront par exemple utiliser l’expertise de Fidor pour proposer la souscription de compte 100% digitale à leurs clients. En parallèle, nous réfléchissons évidement à lancer l’offre de banque mobile Fidor en France. Mais celle-ci n’a pas vocation à être intégrée au réseau des Caisses d’épargne ou des Banques populaires. »

Guillaume Sarthoulet

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