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Quand les amis Facebook permettent d’obtenir un crédit en ligne…

Quand les amis Facebook permettent d’obtenir un crédit en ligne…

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Vous pensiez que vos revenus ou vos historiques de crédit étaient les critères les plus pertinents retenus par les organismes de crédit pour vous accorder un prêt à la consommation ? Tout ceci pourrait changer avec l’arrivée de fintech qui considèrent que votre popularité sur les réseaux sociaux est bien plus décisive pour évaluer votre capacité de remboursement. Focus.

Like Facebook
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« Si tes amis ont confiance en toi, nous aussi »

Ce slogan émane de Credilikeme, à lire « Crédi Like me », fintech mexicaine spécialisée dans le crédit conso née en 2012, qui propose des prêts allant de 100 à 600 €. Le taux du crédit est compétitif, la réponse est quasi immédiate et l’octroi du prêt dépend du nombre de likes obtenus sur Facebook, gages de la popularité du candidat à l’emprunt.

Un score établi sur la base du comportement sur internet

Le positionnement de Crédilikeme et d’autres fintech opérant aux Etats-Unis est clair : fournir une réponse aux exclus du crédit classique. Ainsi, les fintech imitent les procédés des organismes de crédit traditionnels en en changeant les méthodes.

Le score déjà utilisé par les organismes de crédit est une note attribuée à l’emprunteur servant à apprécier sa capacité de remboursement. Plus celui-ci est élevé et plus le candidat a de sérieuses chances d’accéder au crédit.

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Même si le calcul du score par les établissements de crédit repose sur une formule tenue secrète, l’historique de crédit y joue un rôle fondamental.

C’est précisément pour permettre aux personnes ne disposant pas d’un historique de crédit de se porter candidat et d’obtenir un score que FriendlyScore, une fintech londonnienne s’est lancée sur le marché. Concrètement, la fintech propose d’établir ce score à partir d’algorithmes utilisant une « centaine d’indicateurs » contenus dans leurs comptes de réseaux sociaux mais aussi révélés par leur comportement sur Internet (temps passé sur Internet, notamment sur les sites financiers, géolocalisation via IP…).

Sont ainsi susceptibles de faire baisser le score le fait de se connecter entre minuit et midi, de compter peu de membres de sa famille dans ses réseaux sociaux, d’être divorcé ou encore d’avoir changé souvent de banque.

Si la qualité des amis Facebook est davantage examinée en Europe, c’est leur nombre qui est scruté en Afrique pour établir un score, confie Gideon Valkin, co-fondateur et directeur général de FriendlyScore.

En Inde, au Nigeria, en Afrique du Sud, en Indonésie, au Brésil, en Algérie ou encore aux Etats-Unis, où la fintech FriendlyScore réalise le plus gros des ventes de ses grilles d’évaluation, la confiance accordée à ce système de scoring est quasi-totale. FriendlyScore considère que « plus on utilise de données, plus la précision des algorithmes augmente », et reste convaincue qu’elle pourra prévoir d’ici un an le risque de défaut d’un client avec un intervalle de fiabilité de 95 %.

Entre menace de la confidentialité des données et peur du changement, il n’est pas certain que le recours au big data pour l’octroi d’un crédit soit adopté au France, mais on reste vigilant.

Source : AFP

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