Publicité
Publicité
Paiement sans contact mobile : les commerçants pas très chauds…

Paiement sans contact mobile : les commerçants pas très chauds…

0

Ok le paiement sans contact gagne du terrain en France. Pour s’en convaincre, il suffit de s’attarder sur les chiffres communiqués par l’AFSCM – l’Association Française du Sans Contact Mobile. Sur le seul mois de mai 2016 – nous dit l’association – 46,5 millions de paiements avec cartes sans contact ont été réalisés en France. Mais si la CB sans contact cartonne, on ne peut pas – pour l’instant – en dire autant du paiement mobile sans contact… Pour autant, entre Apple Pay, Paylib ou encore Orange Cash (liste non exhaustive), les solutions permettant de payer en magasin avec son smartphone se multiplient à vitesse grand V. Ce qui n’est pas forcément du goût des commerçants, nous dit la rédaction des Echos.fr. Focus.

Paiement mobile
Paiement mobile

Paiement mobile : les commerçants exposés à un triple risque ?

Jean-Michel Chavanas – délégué général de Mercatel, think tank représentant une centaine de grandes enseignes dont les banques commerciales, Decathlon, Franprix ou encore Picard – cité par LesEchos.fr dans un article publié le 22 mars, résume les inquiétudes des commerçants.

Selon lui, « le mobile utilise l’infrastructure du paiement sans contact avec une carte mais, contrairement à celle-ci, un smartphone interagit avec son environnement. Dans ce nouvel écosystème, les commerçants se retrouvent dans la situation du propriétaire d’une maison qui aurait donné la possibilité à tous ses voisins, quels qu’ils soient, de rentrer chez lui sans toquer à sa porte ». L’image est parlante : si certains commerçants ont accepté de s’équiper d’un terminal de paiement sans contact pour encaisser les CB, ils n’ont en revanche pas donné leur accord formel concernant le paiement mobile.

Et – comme toute chose pas vraiment choisie – le paiement mobile exposerait les commerçants à un triple risque : celui de la sécurité des différentes solutions, de leur coût et de leur impact sur la relation entretenue avec les clients.

Idées reçues

A lire aussi

Idées reçues sur le paiement mobile

Lire la suite

En cas de bug : à qui la faute ?

« Si le paiement mobile échoue ou fait l’objet d’une fraude, le premier interlocuteur du client sera le marchand. Il est donc important que nous sachions comment chaque solution fonctionne », poursuit Jean-Michel Chavanas.

Pour le Groupement Carte Bancaire (CB) qui se veut rassurant : « chaque transaction réalisée avec un mobile fait l’objet d’une autorisation préalable de la banque qui a distribué la solution de paiement utilisée », contrairement à une transaction par carte. Par ailleurs, le Groupement ajoute que les banques « assumeraient toute la responsabilité et les risques de fraude : les commerçants tout comme les consommateurs sont donc protégés ».

L'appli mobile Lydia monte en gamme

A lire aussi

Lydia, l’appli de paiement mobile, sort l’artillerie lourde pour vous convaincre

Lire la suite

Paiement mobile sans contact : une relation à 3

Autre crainte soulevée par les commerçants : l’absence de « relations contractuelles avec les propriétaires des solutions de paiement mobile » fait présumer aux commerçants que ça pourrait bien être le Far West.

Le souci majeur serait – selon les Echos.fr – de « se voir piller leurs données par de nouveaux acteurs, qui pourraient en outre les utiliser pour proposer des offres concurrentes ».

Les commerçants appellent ainsi les banques à jouer leur rôle de shérif en obtenant de la part de ces nouveaux acteurs « des engagements afin de mettre en place une charte de bonne conduite auprès des commerçants ».

Pour Mercatel, cette « charte » devra voir le jour avant le début de l’été. Sinon quoi ? Sinon, les commerçants menacent – conclut le journal économique – d’appliquer le même traitement au paiement mobile qu’au paiement par CB sans contact. C’est-à-dire un paiement limité à 20 € max avec aucun espoir d’aller au-delà.

Affaire à suivre…

Jihane Bensouda

Publicité
Publicité

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE